Un con peut-il en cacher un autre ?

Pour bien répondre à cette question, il convient en premier lieu de s’accorder sur le sens que l’on octroi au verbe cacher. Notre pensée s’articulera donc en trois parties : tout d’abord, nous prouverons qu’un con peut en cacher un autre. Ensuite, nous nous attarderons à montrer qu’un con peut ne pas nécessairement en cacher un autre. Enfin, nous aborderons la question d’un point de vue ontologique, en privilégiant une analyse transactionnelle du con qui se cache.Qu’un con en cache un autre peut supposer que le premier con se positionne devant l’autre dans l’axe qu’icelui forme avec l’observateur. Le premier con cache le second si et seulement si il est opaque (le premier). Cette opacité se manifeste par un phénomène d’absorption de la lumière du premier con. Le con qui en cache un autre doit donc posséder un coefficient d’albédo important, d’où l’expression populaire : « sombre con ». Les lois de la physique sont formelles, un con opaque peut en cacher un autre.
On remarquera au passage que le con ne réfléchit pas la lumière : dire d’un con qu’il est brillant, c’est un oxymore.Si l’on comprend maintenant la question comme signifiant qu’un con pourrait chercher à en cacher un autre (sous-entendu : quelque part, pas derrière lui), il est clair que la réponse n’est pas nécessairement positive. Si un con cherche à se cacher et s’il est suffisamment peu con pour se rendre compte qu’il est trop con pour réussir à se cacher sans l’aide d’un autre, il fera appel à une tierce personne pour le soutenir dans la recherche d’une cachette. Or, si peu con qu’il soit, le con a de fortes chances de solliciter un autre con, car il sait que seul le con a l’aptitude à aider son prochain, surtout quand le prochain est con. La conséquence est que la démarche de progrès visant à se cacher sera vouée à l’échec puisque le con a fait appel à un autre con et il faudrait vraiment que cet autre con soit sensiblement moins con que le con qui a besoin de se cacher pour l’aider efficacement dans sa recherche.
On remarquera au passage que l’instinct grégaire des cons les amène à privilégier la compagnie de leurs pairs, ce qui ne facilite pas leur insertion dans l’espace social cultivé, car les « bandes de cons » y sont rarement les bienvenues.
Ce contexte n’est donc pas propice à la recherche proactive des cachettes pour cons et ce n’est malheureusement pas l’habitude qu’ont les cons de s’entraider qui pourra arranger les choses.

Arrivé à ce stade de notre développement, nous avons montré le tout de la proposition initiale et son contraire. Comment lever ce paradoxe insoutenable ? Quelle est la véritable essence ontologique du con qui en cache un autre ?
En réalité, la vérité n’est même pas entre les deux solutions proposées précédemment, elle est ailleurs. L’interrogation séculaire sur la capacité qu’ont les cons à se cacher les uns les autres néglige l’analyse des réelles motivations que pourraient avoir les cons de se cacher. Or, il semble clair que le comportement d’un con cherchant à interagir avec un autre dans le but de développer une transaction visant à cacher l’un des deux cons est hautement improbable. Un con cherche rarement à se cacher, au contraire, un con exhibe volontairement la splendeur de sa fière connerie. Et pour cela, il n’a que faire de l’aide d’autres cons, s’il est suffisamment con, il parvient à la reconnaissance sociale par ses propres moyens.
Un autre con pourra toutefois tendre à le cacher : de deux cons, on remarquera plus volontiers le plus con. Le moins con est toujours là mais on le remarque moins du fait de la présence du plus con. On ne peut dire pourtant que ce dernier le cachât, tout au plus lui fait-il de l’ombre (sous les conditions déjà précisées touchant à son coefficient d’albédo).
Ce phénomène peut même entraîner les deux cons dans un cercle vertueux où l’un et l’autre con cherchent à surmonter l’ombre qu’ils se font réciproquement, cherchant donc à être le plus con, selon la propriété ontologique du con qui est de vouloir être remarqué. On assiste alors à une espèce de clignotement où les deux cons se cachent à tour de rôle au fil du combat qui les oppose.

En conclusion, si nous pouvons soutenir qu’un con peut en cacher un autre dans des circonstances que la modélisation physique permet de définir rigoureusement, nous nous devons de remettre en cause les fondements mêmes de la question posée.
Un con n’en cachera probablement jamais un autre car cet autre n’y trouve pas son intérêt ontologique.

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